14 Juillet 2018

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Ensemble Louis Vuitton, escarpins Roger Vivier & drapeau tricolore.

En ce 14 juillet, rien de tel qu’une allure très première dame pour célébrer la prise de la bastille et le défilé des armées françaises sur les Champs Élysée. Dans un très chic ensemble sur mesure Louis Vuitton au lainage d’un vibrant jaune poussin, sous un brushing impeccable assorti d’une paire d’escarpins Roger Vivier noirs vernis à larges boucles aux pieds, madame porte la tenue parfaite pour rejoindre sa place en tribune !

14 juillet 2016

« Etes vous vraiment sûr qu’il n’y a pas de Garden-Party à l’Élysée aujourd’hui  ?! »

Cousine Victoire se désolait, en ce jour de fête nationale,  que rien ne fut organisé dans le plus chic des jardins de la capitale … C’était encore une occasion manquée de célébrer la France, et surtout de déguster quelques mignardises à l’ombre des platanes centenaires …

Mais que l’on se rassure, elle finirait toujours par trouver un endroit où finir cette journée de fête !

Les choix de la duchesse, juillet

bannière-la-duchesse1Je voudrais m’adresser à celles et ceux qui, suffoquant sous l’écrasante chaleur du mois de juillet, auraient négligé leur appétence pour les choses de la mode. Qu’il est aisé il faut l’avouer, sous les pics caniculaires, de se laisser aller à quelques entorses au « fashionnement » correct. N’a-t-on pas cru un instant voir Paris se transformer en la plus commune des stations balnéaires ? Submergée par le ressac incessant d’une foule dolente, osant mules et bermudas, la capitale avait une bien triste allure.

Heureusement pour nos yeux fatigués par tant d’outrages au sens commun, il existe encore des âmes sensées, capable d’offrir à ces températures extrêmes la MODE en lettres capitales. Mais oublions un instant les chaleurs étouffantes,  pour nous concentrer sur ces quelques injonctions qui sauveront peut-être notre été d’une « no style zone » !

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Voir absolument le film « Dior et moi » de Frédéric Tcheng, qui retrace avec superbe les émois et les coulisses de la première collection Haute Couture de Raf Simons pour Dior. Une grande bouffée d’exigence et de maîtrise « so couture » qui ne pourra que ravir en ces moments de disette stylistique. Difficile, en effet, de rester insensible au final théâtral de la collection, embaumé du parfums de milliers de fleurs.

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Passer ses semaines au Jardin du Luxembourg pour regarder, non sans insistance, les jeux de jambes toniques et les cuisses fuselées dans des micros shorts s’activer sur les courts de tennis. Dommage que l’on ne pratique pas sur gazon à Paris comme à Wimbledon … Mais que faire d’autre pour oublier sa culpabilité de négliger le sport, en cette époque de pratique forcenée, que de se résoudre à trouver le court le plus proche.

Enfin, se laisser tenter par un sac au classicisme signé pour parader sur les vertes pelouses.  Son volume parfait contiendra ni plus ni moins que le nécessaire vitale pour une journée d’été. Voilà le compagnon idéal, à la présence et au soutien indéfectible, qu’il s’agisse de participer à une grande manifestation sportive, d’honorer une invitation à une partie de jardin, ou d’apporter son support dans l’urgence d’une course de dernière minute. Son coloris carbone quant à lui, s’il ne représente pas une réelle prise de risque, sera l’atout d’une retenue exemplaire.

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Sac Brillant noir carbone de Delvaux

Le Prix de Diane

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Victoire avait soigné son arrivée dans une robe bicolore Paule Ka.

Toutes se demandaient si Victoire avait aperçu ses petites cousines arriver sur les pelouses de l’hippodrome de Chantilly pour le Prix de Diane. Les deux fillettes avaient pourtant choisi des tenues qu’il était difficile de ne pas remarquer au milieu de la foule, il y avait là de quoi forcer l’admiration des plus blasés …

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Avait elle vu ses cousines ?

 

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L’écuyer et sa monture !


Louis Vuitton à Palm Springs

Le 6 juin dernier, les deux jumelles, Madame et Victoire étaient invitées à venir découvrir la nouvelle collection de Nicolas Ghesquière pour la maison Louis Vuitton à Palm Springs en Californie. A peine remises de leur courte escale coréenne il leur fallait déjà embarquer pour un voyage au delà des océans, un voyage vers le nouveau monde.

Leur impatience était à son comble, sentiment exagérément amplifié par les décalages horaires successifs. Il fallait tout de même admettre que le lieu de la présentation tenait à lui seul monts et promesses de bouleversement esthétique : la demeure de Bob et Dolores Hope, sur les hauteurs de Palm Springs avait tout d’un vaisseau de béton brut dominant la vallée.

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Madame s’était habillée comme une certaine C. D.

On était Vuittonée de la tête au pied avec un certain chic décontracté : une robe et des ensembles de la première collection croisière de Nicolas Ghesquiere, présentée à Monaco l’an dernier, pour les jumelles et leur cousine. Madame, quant à elle, avait jeté son dévolu sur une silhouette du défilé de l’hiver prochain. Ce choix, qu’elle ne tarda pas à regretter, lui laissa l’amère impression d’être un peu trop semblable à une autre invitée. Gageons pour elle que de tels impairs ne seront plus commis à l’avenir

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Silhouettes issues de la collection croisière 2016 de Louis Vuitton.

Au son d’une musique apte à les transcender, les deux jumelles, Madame et Victoire apprécièrent tout particulièrement cette collection nimbée de l’aura de l’architecture brutaliste qui les accueillait. Il s’en dégageait une force indéniable et conquérante, pourtant pleine de sophistication. Les filles déambulaient sur la terrasse, suivant le contour arrondi du plan d’eau,  en robes longues et fluides, sous des cuirs ajourés d’une extrême finesse, mallettes et sacs imprimés à la main, dans une liberté de ton retrouvé. C’était là l’esprit de Palm Springs.

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Retrouvez également l’ensemble de notre couverture des défilés Croisière sur Instagram.

Comment il ne fallait pas se faire remarquer à Cannes

Le Festival de Cannes  s’achève à peine et déjà  le doute submerge  les esprits hébétés par l’intensité des dix derniers jours : ‘avait-on su briller lors de la mythique montée des marches ?’

Épreuve, puisqu’il s’agit bien là d’une épreuve, la montée des marches  s’avère rarement être  un exercice exempt de défaut. Savoir faire preuve, dans ce moment de totale exposition, d’un sens affûté de la mode et d’une retenue pourtant  nécessaire relève de la gageure.

Petites suggestions qui auraient pu sauver de l’excès bon nombre d’apparitions.
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Préférez aux fantaisies coutures des volumes à la simplicité racée, le minimalisme d’une robe Céline à peine agrémentée d’un volant surdimensionné dans un élan sculptural.

Pour les plus frileuses un ensemble de la jeune marque Vêtement,  en maille carbone et aux volumes généreux, conviendra. Il habillera de suffisamment de grandeur distanciée les pythies modernes du cinéma indépendant.

Enfin, un choix certes plus sobre mais d’une toute aussi grande efficacité ; une combinaison pantalon dont les épaules seront à peine réchauffées par une douce laine  savamment nouée sur le devant.

L’accessoirisation répondra quant à elle du bon goût de chacun, et finira avec élégance la perfection retenue de ces silhouettes.

Chanel, de Paris à Séoul

C’est en famille que les deux jumelles avaient décidé de rejoindre Séoul, capitale de la Corée du Sud, pour la présentation de la nouvelle collection Croisière de Chanel. Cela faisait plusieurs années que la maison parisienne et son créateur iconique, Karl Lagerfeld, invitaient à découvrir leur opus de mi-saison au quatre coins du monde. Il y avait eu Venise en 2009, Versailles en 2012, la colline Dempsey à Singapour en 2013 ou encore Dubaï l’année dernière.

L’avion qui les transportait s’était posé de tôt matin sur le tarmac de l’aéroport international d’Incheon, où elles furent accueillies avec tous les égards. Plus tard dans la journée elles avaient rejoint l’impressionnant centre culturel qui devait accueillir le défilé, le Dongdaemun Design Plaza, imposante construction aux courbes organiques signée de l’architecte Zaha Hadid et du cabinet Coréen Samoo. Ce vaisseau futuriste posé dans la ville avait subjugué nos voyageuses d’un jour.

Leur impatience était plus que palpable, quelle serait leur place pour découvrir le défilé ?

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En famille et en Chanel !

Réunies au premier rang, les filles et Madame, ne purent qu’être étonnées de ne susciter l’attention de personne, au fond être des clientes fidèles ne faisait pas de vous une personne à part. Ici, dans ce décor immaculé recouvert de pois surdimensionnés aux couleurs “pop”, ce qui agitait la foule c’était bien plus le ballet des arrivées. Actrices et acteurs, muses et ambassadrices, chanteuses de K-pop et Stars coréennes furent assaillis par les flashes et les téléphones tendus.

Cette ferveur avait de quoi surprendre, avait-on déjà entendu parler de Ah-Sung Go, de Shin-Hye Park, de la chanteuse Krystal ? Ce n’était pas le cas des jumelles qui de toute évidence étaient bien plus concentrées et appliquées à célébrer chaque jour l’aura de leurs maisons fétiches.

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Silhouettes issues de la collection croisière 2016 de Chanel.

La collection leur apparue comme un enchantement, plus de quatre-vingt passages d’une rencontre parfaite entre l’esprit Chanel et celui d’une Corée centenaire et ultra moderne à la fois. Les couleurs étaient vives, mâtinées des blancs et des noirs habituels de la maison, les jeux de matières, tweed et patchworks, insufflant une once de nonchalance à des pièces au chic si reconnaissable. Les accessoires délicieux réjouirent les deux fillettes, il y avait là de quoi rêver d’envie et de passion jusqu’aux prochaines présentations de septembre.

 

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Vu au Bon Marché, II

Second acte d’une excursion au sein du tout nouvel écrin dédié aux souliers du Bon Marché Rive Gauche.

Dans la série « Vu au Bon Marché » nous vous prions d’accueillir, dans un vent de panique, les collectionneuses.

Tandis que beaucoup s’étaient déplacés en nombre pour admirer l’éclat retrouvé d’une des verrières du grand magasin, certaines, armées de courage, avaient choisi de se lever aux aurores à l’affût de quelques modèles en édition limitée. Mais quelle n’avait pas été leur stupeur d’apprendre qu’une de ses merveilles, signée Roger Vivier, n’était déjà plus disponible en 38 …

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Regards hagards et mines défaites quand le seul modèle en taille 38 n’est plus.