14 juillet 2016

« Etes vous vraiment sûr qu’il n’y a pas de Garden-Party à l’Élysée aujourd’hui  ?! »

Cousine Victoire se désolait, en ce jour de fête nationale,  que rien ne fut organisé dans le plus chic des jardins de la capitale … C’était encore une occasion manquée de célébrer la France, et surtout de déguster quelques mignardises à l’ombre des platanes centenaires …

Mais que l’on se rassure, elle finirait toujours par trouver un endroit où finir cette journée de fête !

Louis Vuitton à Palm Springs

Le 6 juin dernier, les deux jumelles, Madame et Victoire étaient invitées à venir découvrir la nouvelle collection de Nicolas Ghesquière pour la maison Louis Vuitton à Palm Springs en Californie. A peine remises de leur courte escale coréenne il leur fallait déjà embarquer pour un voyage au delà des océans, un voyage vers le nouveau monde.

Leur impatience était à son comble, sentiment exagérément amplifié par les décalages horaires successifs. Il fallait tout de même admettre que le lieu de la présentation tenait à lui seul monts et promesses de bouleversement esthétique : la demeure de Bob et Dolores Hope, sur les hauteurs de Palm Springs avait tout d’un vaisseau de béton brut dominant la vallée.

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Madame s’était habillée comme une certaine C. D.

On était Vuittonée de la tête au pied avec un certain chic décontracté : une robe et des ensembles de la première collection croisière de Nicolas Ghesquiere, présentée à Monaco l’an dernier, pour les jumelles et leur cousine. Madame, quant à elle, avait jeté son dévolu sur une silhouette du défilé de l’hiver prochain. Ce choix, qu’elle ne tarda pas à regretter, lui laissa l’amère impression d’être un peu trop semblable à une autre invitée. Gageons pour elle que de tels impairs ne seront plus commis à l’avenir

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Silhouettes issues de la collection croisière 2016 de Louis Vuitton.

Au son d’une musique apte à les transcender, les deux jumelles, Madame et Victoire apprécièrent tout particulièrement cette collection nimbée de l’aura de l’architecture brutaliste qui les accueillait. Il s’en dégageait une force indéniable et conquérante, pourtant pleine de sophistication. Les filles déambulaient sur la terrasse, suivant le contour arrondi du plan d’eau,  en robes longues et fluides, sous des cuirs ajourés d’une extrême finesse, mallettes et sacs imprimés à la main, dans une liberté de ton retrouvé. C’était là l’esprit de Palm Springs.

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Retrouvez également l’ensemble de notre couverture des défilés Croisière sur Instagram.

L’esprit du Tennis

Peut on se demander où est passé  le chic à Roland-Garros ? Certainement pas sur les courts de tennis, où couleurs criardes et autres matières aux performances techno-sportives ont depuis longtemps remplacé l’âme élégante du jeu. Fort heureusement, pour celles et ceux qui ont le temps d’assister à l’événement, c’est là une occasion toute trouvée pour rivaliser d’un chic aux effluves sportives et surannées.

C’est donc dans les gradins et les allées que tout se joue, chemises polos, petits shorts et tennis blanches, comme autant de références aux icônes passées de la raquette.

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En goguette dans l’ouest Parisien,  les deux jumelles et leur cousine Victoire ne pouvaient faire qu’honneur à leur passion de la silhouette à thème : elles avaient donc choisi, avec grand pragmatisme, le « tennis » pour ces quinze jours de tournois !

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Robe polo bleu ciel et sac Hula Hoop Chanel,  ensemble à jupe plissée signé Jour/né et sac Amélie Pichard pour Victoire. Grand pulls larges ou petites robes vintages, sac ‘Brillant’ et ‘Tempête’ de la Maison Belge Delvaux sous le bras pour les deux jumelles.

Comment il ne fallait pas se faire remarquer à Cannes

Le Festival de Cannes  s’achève à peine et déjà  le doute submerge  les esprits hébétés par l’intensité des dix derniers jours : ‘avait-on su briller lors de la mythique montée des marches ?’

Épreuve, puisqu’il s’agit bien là d’une épreuve, la montée des marches  s’avère rarement être  un exercice exempt de défaut. Savoir faire preuve, dans ce moment de totale exposition, d’un sens affûté de la mode et d’une retenue pourtant  nécessaire relève de la gageure.

Petites suggestions qui auraient pu sauver de l’excès bon nombre d’apparitions.
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Préférez aux fantaisies coutures des volumes à la simplicité racée, le minimalisme d’une robe Céline à peine agrémentée d’un volant surdimensionné dans un élan sculptural.

Pour les plus frileuses un ensemble de la jeune marque Vêtement,  en maille carbone et aux volumes généreux, conviendra. Il habillera de suffisamment de grandeur distanciée les pythies modernes du cinéma indépendant.

Enfin, un choix certes plus sobre mais d’une toute aussi grande efficacité ; une combinaison pantalon dont les épaules seront à peine réchauffées par une douce laine  savamment nouée sur le devant.

L’accessoirisation répondra quant à elle du bon goût de chacun, et finira avec élégance la perfection retenue de ces silhouettes.

Soigner son arrivée

Il est de coutume d’assister aux défilés correctement habillé, et si possible aux couleurs de la maison qui reçoit. Cette tradition, autrefois réservée aux défilés Chanel, est une façon d’honorer une maison, son créateur et son travail.  La semaine qui venait de s’achever, digne d’un marathon aux quatre coins du monde, n’échappait pas à la règle. Les deux jumelles et leur cousine Victoire avaient elles aussi redoublé d’efforts et d’inventivité pour charmer leur monde et honorer leurs invitations avec la plus grande courtoisie.

Passage en revue de leurs arrivées ‘fashionnement’ correctes.

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Lundi 4 mai

A l’occasion du défilé Chanel à Séoul, Victoire avait choisi de porter une robe et des chaussures issues de la collection des métiers d’arts ‘Paris Salzburg’. Les Jumelles, quant à elles, avaient opté pour des petites vestes en tweed gansées qu’elles avaient accordé à des canotiers, dans un esprit ‘Gabrielle Chanel en excursion sur la côte’.  Elles portaient toutes trois des sacs classiques de la maison aux couleurs vives.

Mercredi 6 mai

Dans la chaleur de Palm Springs, lors du Défilé Louis Vuitton,  Victoire et les jumelles avaient jeté leur dévolu sur des pièces de la pré-collection de Nicolas Ghesquière présentée l’année dernière à Monaco. Une robe jaune zippée pour la première et des ensembles associant jupes de cuirs et tops à manches longues recouverts de dentelles pour les secondes.

Lundi 11 mai

Enfin, la dernière escale au Palais Bulles de Pierre Cardin sur la Côte d’Azur pour le défilé Dior, fut l’occasion pour Victoire d’arborer un manteau de la prochaine collection hiver. Elle avait décidé d’y associer le nouveau ‘ItBag’ de la maison, le sac Diorama. Les jumelles, un brin plus classiques, avaient ressorti d’anciens mais néanmoins iconiques sacs Lady Dior en version mini.

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Chanel, de Paris à Séoul

C’est en famille que les deux jumelles avaient décidé de rejoindre Séoul, capitale de la Corée du Sud, pour la présentation de la nouvelle collection Croisière de Chanel. Cela faisait plusieurs années que la maison parisienne et son créateur iconique, Karl Lagerfeld, invitaient à découvrir leur opus de mi-saison au quatre coins du monde. Il y avait eu Venise en 2009, Versailles en 2012, la colline Dempsey à Singapour en 2013 ou encore Dubaï l’année dernière.

L’avion qui les transportait s’était posé de tôt matin sur le tarmac de l’aéroport international d’Incheon, où elles furent accueillies avec tous les égards. Plus tard dans la journée elles avaient rejoint l’impressionnant centre culturel qui devait accueillir le défilé, le Dongdaemun Design Plaza, imposante construction aux courbes organiques signée de l’architecte Zaha Hadid et du cabinet Coréen Samoo. Ce vaisseau futuriste posé dans la ville avait subjugué nos voyageuses d’un jour.

Leur impatience était plus que palpable, quelle serait leur place pour découvrir le défilé ?

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En famille et en Chanel !

Réunies au premier rang, les filles et Madame, ne purent qu’être étonnées de ne susciter l’attention de personne, au fond être des clientes fidèles ne faisait pas de vous une personne à part. Ici, dans ce décor immaculé recouvert de pois surdimensionnés aux couleurs “pop”, ce qui agitait la foule c’était bien plus le ballet des arrivées. Actrices et acteurs, muses et ambassadrices, chanteuses de K-pop et Stars coréennes furent assaillis par les flashes et les téléphones tendus.

Cette ferveur avait de quoi surprendre, avait-on déjà entendu parler de Ah-Sung Go, de Shin-Hye Park, de la chanteuse Krystal ? Ce n’était pas le cas des jumelles qui de toute évidence étaient bien plus concentrées et appliquées à célébrer chaque jour l’aura de leurs maisons fétiches.

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Silhouettes issues de la collection croisière 2016 de Chanel.

La collection leur apparue comme un enchantement, plus de quatre-vingt passages d’une rencontre parfaite entre l’esprit Chanel et celui d’une Corée centenaire et ultra moderne à la fois. Les couleurs étaient vives, mâtinées des blancs et des noirs habituels de la maison, les jeux de matières, tweed et patchworks, insufflant une once de nonchalance à des pièces au chic si reconnaissable. Les accessoires délicieux réjouirent les deux fillettes, il y avait là de quoi rêver d’envie et de passion jusqu’aux prochaines présentations de septembre.

 

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Retrouvez également la couverture des défilés croisières sur Instagram

Vu au Bon Marché, III

C’est non sans une certaine peine que s’achève notre promenade au sein de l’espace souliers du Bon Marché.

Accueillons pour ce dernier acte de notre série « Vu au Bon Marché » les jumelles.

Décemment, les deux fillettes ne pouvaient se permettre de manquer l’ouverture de ce nouvel écrin, occasion inespérée d’accéder à un paradis d’objets de désirs et de convoitises. On avait fait la razzia dans les rayons, attrapant au passage escarpins, mules et ballerines pour tout essayer dans un grand charivari de papiers de soie froissés, de talons claquants sur les parquets et de constructions précaires s’effondrant en mille boîtes ouvertes ….

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–  Regarde moi cette bottine !!!!

–  …

– DARLING ?! 

 

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Les trouvailles et les essayages s’étaient enchaînés à n’en plus finir, à n’en plus pouvoir. On avait vu de la chaussure jusqu’à l’indigestion, frôlant parfois l’overdose. Il ne fallait donc pas s’étonner qu’une des jumelles, avachie de tout son long, ait fini par s’endormir dans cette ronde infinie de talons et de bottines.

Act IAct II

L’éveil du printemps …

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Fausse Fourrure Shrimps, sac Amélie Pichard & chaussures « Britt » Stella McCartney

Paris s’éveillait après de long mois d’errance dans une morne grisaille. Frappée des rayons ardents du soleil, la ville commençait à étouffer sous les reflux de nuages de particules fines dans une chaleur à peine naissante. Le printemps était là.

La rue se faisait la scène de ce changement soudain. Spectacle amusant, pour les autres, où vous regrettiez, en votre for intérieur,  d’avoir cédé une dernière fois à la fantaisie d’une fourrure synthétique aux poils criards. Certes, cette veste de la jeune marque anglaise Shrimps vous  donnait une allure folle ainsi associée à cette grande jupe plissée et ce sac immaculé d’Amélie Pichard.  Il n’en restait pas moins que sous cette masse de poils, aveuglée par le retour du roi soleil, le risque de suffocation était avéré.

Mourir pour la mode certes, mais mourir les premiers jours de beau temps sans en avoir profité plus d’une journée était une idée fort regrettable.