14 juillet 2016

« Etes vous vraiment sûr qu’il n’y a pas de Garden-Party à l’Élysée aujourd’hui  ?! »

Cousine Victoire se désolait, en ce jour de fête nationale,  que rien ne fut organisé dans le plus chic des jardins de la capitale … C’était encore une occasion manquée de célébrer la France, et surtout de déguster quelques mignardises à l’ombre des platanes centenaires …

Mais que l’on se rassure, elle finirait toujours par trouver un endroit où finir cette journée de fête !

Les choix de la duchesse, juillet

bannière-la-duchesse1Je voudrais m’adresser à celles et ceux qui, suffoquant sous l’écrasante chaleur du mois de juillet, auraient négligé leur appétence pour les choses de la mode. Qu’il est aisé il faut l’avouer, sous les pics caniculaires, de se laisser aller à quelques entorses au « fashionnement » correct. N’a-t-on pas cru un instant voir Paris se transformer en la plus commune des stations balnéaires ? Submergée par le ressac incessant d’une foule dolente, osant mules et bermudas, la capitale avait une bien triste allure.

Heureusement pour nos yeux fatigués par tant d’outrages au sens commun, il existe encore des âmes sensées, capable d’offrir à ces températures extrêmes la MODE en lettres capitales. Mais oublions un instant les chaleurs étouffantes,  pour nous concentrer sur ces quelques injonctions qui sauveront peut-être notre été d’une « no style zone » !

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Voir absolument le film « Dior et moi » de Frédéric Tcheng, qui retrace avec superbe les émois et les coulisses de la première collection Haute Couture de Raf Simons pour Dior. Une grande bouffée d’exigence et de maîtrise « so couture » qui ne pourra que ravir en ces moments de disette stylistique. Difficile, en effet, de rester insensible au final théâtral de la collection, embaumé du parfums de milliers de fleurs.

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Passer ses semaines au Jardin du Luxembourg pour regarder, non sans insistance, les jeux de jambes toniques et les cuisses fuselées dans des micros shorts s’activer sur les courts de tennis. Dommage que l’on ne pratique pas sur gazon à Paris comme à Wimbledon … Mais que faire d’autre pour oublier sa culpabilité de négliger le sport, en cette époque de pratique forcenée, que de se résoudre à trouver le court le plus proche.

Enfin, se laisser tenter par un sac au classicisme signé pour parader sur les vertes pelouses.  Son volume parfait contiendra ni plus ni moins que le nécessaire vitale pour une journée d’été. Voilà le compagnon idéal, à la présence et au soutien indéfectible, qu’il s’agisse de participer à une grande manifestation sportive, d’honorer une invitation à une partie de jardin, ou d’apporter son support dans l’urgence d’une course de dernière minute. Son coloris carbone quant à lui, s’il ne représente pas une réelle prise de risque, sera l’atout d’une retenue exemplaire.

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Sac Brillant noir carbone de Delvaux

Le Prix de Diane

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Victoire avait soigné son arrivée dans une robe bicolore Paule Ka.

Toutes se demandaient si Victoire avait aperçu ses petites cousines arriver sur les pelouses de l’hippodrome de Chantilly pour le Prix de Diane. Les deux fillettes avaient pourtant choisi des tenues qu’il était difficile de ne pas remarquer au milieu de la foule, il y avait là de quoi forcer l’admiration des plus blasés …

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Avait elle vu ses cousines ?

 

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L’écuyer et sa monture !


Louis Vuitton à Palm Springs

Le 6 juin dernier, les deux jumelles, Madame et Victoire étaient invitées à venir découvrir la nouvelle collection de Nicolas Ghesquière pour la maison Louis Vuitton à Palm Springs en Californie. A peine remises de leur courte escale coréenne il leur fallait déjà embarquer pour un voyage au delà des océans, un voyage vers le nouveau monde.

Leur impatience était à son comble, sentiment exagérément amplifié par les décalages horaires successifs. Il fallait tout de même admettre que le lieu de la présentation tenait à lui seul monts et promesses de bouleversement esthétique : la demeure de Bob et Dolores Hope, sur les hauteurs de Palm Springs avait tout d’un vaisseau de béton brut dominant la vallée.

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Madame s’était habillée comme une certaine C. D.

On était Vuittonée de la tête au pied avec un certain chic décontracté : une robe et des ensembles de la première collection croisière de Nicolas Ghesquiere, présentée à Monaco l’an dernier, pour les jumelles et leur cousine. Madame, quant à elle, avait jeté son dévolu sur une silhouette du défilé de l’hiver prochain. Ce choix, qu’elle ne tarda pas à regretter, lui laissa l’amère impression d’être un peu trop semblable à une autre invitée. Gageons pour elle que de tels impairs ne seront plus commis à l’avenir

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Silhouettes issues de la collection croisière 2016 de Louis Vuitton.

Au son d’une musique apte à les transcender, les deux jumelles, Madame et Victoire apprécièrent tout particulièrement cette collection nimbée de l’aura de l’architecture brutaliste qui les accueillait. Il s’en dégageait une force indéniable et conquérante, pourtant pleine de sophistication. Les filles déambulaient sur la terrasse, suivant le contour arrondi du plan d’eau,  en robes longues et fluides, sous des cuirs ajourés d’une extrême finesse, mallettes et sacs imprimés à la main, dans une liberté de ton retrouvé. C’était là l’esprit de Palm Springs.

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